L'Afrique pâtit de la fuite des capitaux

14 juin 2013

Les sorties de capitaux sont des freins au développement. Hors, entre 1980 et 2009, des fuites de capitaux frauduleuses de l'ordre de 1 220 à 1 350 milliards de dollars se sont ajoutées aux transferts enregistrés, conduisant à des transferts nets en hausse.

Les sorties de capitaux sont des freins au développement. Hors, entre 1980 et 2009, des fuites de capitaux frauduleuses de l'ordre de 1 220 à 1 350 milliards de dollars se sont ajoutées aux transferts enregistrés, conduisant à des transferts nets en hausse. Ils seraient passés de 597 milliards de dollars en 1980 à 1 400 milliards en 2009.

Ces chiffres, résultats d'une étude conjointe la Banque Africaine de développement (BAD) et Global Financial Integrity (GFI) ont été présentés à l’occasion des 48e Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Marrakech, au Maroc.

L'économiste en chef et vice-président de la BAD, Mthuli Ncube s'est inquiété que « la fuite des ressources hors de l'Afrique au cours des trente dernières années – quasi l'équivalent du PIB actuel de l'Afrique – freine le décollage du continent ».

Si l'on tient compte des flux illégaux non enregistrés, l'Afrique est un exportateur net de capitaux (un créancier du reste du monde).