L'AFD entre en partenariat avec la BID pour développer la finance islamique en Afrique du Nord
L’Agence française de développement (AFD) a signé le 18 janvier dernier un accord avec la Banque Islamique de développement (BID) afin d'élargir son éventail d'outils financier au secteur de la finance islamique, notamment au Maroc, en Tunisie et en Egypte.
L’Agence française de développement (AFD) a signé le 18 janvier dernier un accord avec la Banque Islamique de développement (BID) afin d'élargir son éventail d'outils financier au secteur de la finance islamique,notamment au Maroc, en Tunisie et en Egypte. Cette coopération, qui portera notamment sur les questions de microfinance et se fera par le biais de partage d’expériences, d’études et de projets pilotes, "s’inscrit dans le cadre du repositionnement de l’Agence dans le monde arabo-musulman pour prendre en compte les évolutions politiques en cours et adopter dans les prochaines semaines une nouvelle stratégie d’intervention," a déclaré Dov Zerah, directeur général de l’AFD, cité par l'agence de presse Ecofin. Ce partenariat avec la BID, institution de référence dans l’utilisation de produits islamiques pour le financement du développement, permettra à l'AFD de participer au développement de ce secteur en forte croissance qu'est la finance islamique. Les actifs mondiaux de la finance islamique dépassent en effet le billion de dollars, avec une croissance annuelle de plus de 10 pourcent, selon des chiffres de la Banque Africaine de Développement. Alors que la finance islamique est populaire dans les pays du Golfe, en Afrique du Nord, la pénétration de la finance islamique reste faible, avec seulement sept milliards USD d'actifs en Egypte, un milliard USD en Algérie et 800 millions USD en Tunisie. Selon la BAD, ces chiffres peu élevés s'expliquent notamment par le manque d'offre, la faible notoriété de la finance islamique et l'absence de soutien gouvernemental. L'AFD espère ainsi par cette opération participer au développement de la finance islamique pour financer le développement en
l'Afrique du Nord.
Les cofinancements de projets vont ainsi être renforcés dans le cadre du Partenariat de Deauville qui, dans le sillage des printemps arabes, vise à soutenir le Maroc, la Tunisie et l’Egypte rapporte un communiqué de l'AFD.