La France appelle à une réduction des coûts de transferts d'argent vers l'Afrique

27 nov 2012

La France, soutenue par ses partenaires, veut faire baisser les coûts de transfert de l'argent que les migrants envoient à leurs familles en Afrique, a déclaré le nouveau chef du Service de coopération et d'action culturelle (Scac) à l'ambassade de France au Sénégal.

La France, soutenue par ses partenaires, veut faire baisser les coûts de transfert de l'argent que les migrants envoient à leurs familles en Afrique, a déclaré le nouveau chef du Service de coopération et d'action culturelle (Scac) à l'ambassade de France au Sénégal. Moncef Follain a déclaré au journal Le Soleil qu'il milite pour une baisse du coût des transferts d'argent, estimant que "les banques ponctionnent, de manière exagérée, l'argent des migrants". Il a rappelé qu'en 2011, cet argent était estimé, au niveau mondial, à 350 milliards de dollars (270 milliards €). "Bien plus que l'aide publique au développement", a-t-il souligné. M.Follain appelle les banques
à diminuer les coûts de transaction à
cinq pourcent d'ici 2014, alors qu'ils se situent actuellement autour de dix pourcent. "Si nous arrivons à faire appliquer ce taux sur les coûts de transaction, nous récupérerions près de 14 milliards de dollars. Une somme que les migrants pourraient utiliser pour financer des projets économiques dans leurs régions d'origine", a-t-il ajouté. Il estime qu’il faut mettre en place une démarche partenariale avec les banques, les ONG et les migrants, en rappelant qu'il n'existe pas de monopole sur les transferts financiers. Selon la Banque Mondiale, l'Afrique subsaharienne a le coût moyen d'envoi d'argent le plus élevé dans toutes les régions en développement. Dans sa dernière note d'information sur les migrations et le développement, l'institution recommande le recours à la téléphonie mobile pour contourner les coûts élevés de transfert d'argent. Elle considère cette technologie comme étant très prometteuse en raison de l'explosion de l'utilisation des téléphones portables dans les pays en développement.