La croissance des entreprises de la zone MENA freinée par le manque d'accès au crédit

19 aoû 2016

Un nouveau rapport met en exergue la concentration des prêts bancaires.

L’instabilité politique, la corruption, l’approvisionnement pauvre en électricité et un manque d'accès au crédit freinent le développement des entreprises dans la région Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), selon un nouveau rapport.

Mené conjointement par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque mondiale, il se base sur un sondage de 6000 entreprises du secteur des technologies et services.

Selon cette enquête, reprise par African Manager, l’instabilité politique qui a fait suite aux printemps
arabes, les tensions sociales non résolues ainsi que les conflits dans la région ressortent comme les principales préoccupations des cadres et dirigeants d'entreprises.

Les secteurs financiers des économies couvertes par l’étude sont relativement étendus, avec des ratios prêts/PIB supérieurs à des économies comparables.


Cependant, les prêts bancaires sont fortement concentrés, puisqu’ils ne sont octroyés qu’à un
nombre limité de grandes firmes, et la majeure partie des entreprises n’a donc que peu ou pas d’accès au crédit.

Le capital-investissement joue un rôle négligeable dans la région, alors que d’autres sources de financement, dont la microfinance, ne sont significatives qu’en Tunisie, en Cisjordanie et à Gaza.