La Côte d’Ivoire récolte 229 millions d’euros grâce à son premier sukuk

18 jan 2016

Le gouvernement a rempli son pari.

La Côte d'Ivoire vient de lever 150 milliards de francs CFA (225 millions d'euros) sur le marché régional de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) grâce à l'émission de son premier sukuk.

Ces obligations islamiques ont une maturité de cinq ans, a déclaré Joseph N'grouma Tano, administrateur principal des services financiers au gouvernement ivoirien, à Reuters.

Le gouvernement souhaite ainsi faire appel à des sources de financement alternatif pour faciliter l'exécution de projets de développement. La Côte d'Ivoire emprunte en effet depuis deux ans sur le marché international pour dynamiser son économie en pleine croissance.

Cette opération constitue la première tranche d'un emprunt qui devrait atteindre 300 milliards de francs CFA sur la période 2015-2020.

En émettant ce sukuk, les autorités ivoiriennes optent pour la « diversification des instruments de levée de fonds... pour la mobilisation de ressources dans le cadre du financement de ses besoins d'investissements », a déclaré la banque centrale dans un communiqué.

Le pays avait signé le 17 septembre dernier une convention avec la Société islamique de développement du secteur privé (ICD) pour la structuration de ce sukuk.

En tant qu'arrangeur principal, cette filiale de la Banque islamique de développement (BID) était chargée de sélectionner les différents intervenants et de coordonner et d'assurer la liaison avec les responsables gouvernementaux en vue de superviser l'ensemble du processus d'exécution du programme.