La Chine cherche à investir dans le développement du secteur bancaire rwandais

12 aoû 2016

Le pays veut renforcer la coopération dans le domaine du change et des services financiers.

Pan Hejun, l'ambassadeur de Chine au Rwanda, a déclaré au New Times que la Chine cherchait à coopérer avec les institutions financières rwandaises.

Il a expliqué que le plan de 60 milliards de dollars annoncé l'an dernier lors du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC) était toujours d'actualité.

« La coopération entre les institutions financières en est l'un des principaux axes. Nous avons déjà un exemple avec la Banque internationale commerciale de Chine (ICBC), qui a formé des partenariats stratégiques avec certaines banques africaines, y compris Standard, dont elle détient 20 pourcent du capital », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le financement de 60 milliards de dollars était le catalyseur de la coopération sino-africaine pour dynamiser les marchés financiers.

« Les banques en Chine mettront en place diverses formes de coopération pour aider le secteur à prêter davantage et à faciliter les projets de développement », a précisé Pan Hejun.

Dans le cadre de ce plan, la Chine encouragera les institutions financières chinoises à fournir des financements et des produits d'assurance dans plusieurs domaines dont l'énergie, l'exploitation minière, l'agriculture, l'industrie, les transports, la métallurgie, la construction et les technologies de communication.

« La partie chinoise renforcera sa coopération sur les marchés de devises et de services financiers, et encouragera les entreprises aussi bien chinoises qu’africaines à investir et à commercer en monnaies locales. La partie chinoise invite les banques centrales des pays africains à investir sur le marché obligataire interbancaire chinois ainsi qu’à inclure des RMB dans leurs réserves de change ", note le plan d'action.

Sanjeev Anand, le chef de la direction de la banque rwandaise BPR, s’est dit favorable à l'arrivée d'institutions financières chinoises au Rwanda, estimant que cela stimulerait la concurrence et le dynamisme dans le secteur ; il estime toutefois que plus de supervision et de régulations seront nécessaires.