La BCEAO et la BID unissent leurs forces pour développer la finance islamique en Afrique de l'Ouest
La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et la Banque islamique de développement (BID) ont signé le 7 septembre dernier un accord de coopération afin de promouvoir la finance islamique au sein de l'espace de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa).
« La BCEAO est résolue à impulser les réformes nécessaires en vue d'une meilleure prise en compte des spécificités de l'industrie financière islamique », a déclaré le gouverneur de la BCEAO, Tiemoko Meyliet Koné, cité par le journal Le Soleil.La BCEAO, qui prend en charge le financement du développement de la finance islamique, va ainsi bénéficier de l'expertise de la BID sur les opportunités qu'offre cette méthode alternative de financement.
La BID va notamment faciliter les échanges entre la BCEAO et les institutions en charge de développer les standards de l'industrie de la finance islamique.
Beaucoup de travail reste à faire pour développer cette méthode de financement, qui n'applique pas d'intérêts sur les prêts,
dans l'UEMOA.
Alors que sa progression est fulgurante au niveau international, avec des actifs totaux atteignant en 2011 près de 1300 milliards de dollars, sa pénétration en Afrique de l'Ouest est des plus faibles.
"L’espace UEMOA représente moins de 0,01 pourcent de ce marché de la finance islamique malgré une demande importante’’, a déclaré plus tôt cette année à l'agence de presse APS Mouhamadou Lamine Mbacké, PDG de l’Institut Africain de la Finance Islamique (IAFI).
Avec un taux de bancarisation se situant entre 3 et 7 pourcent, l'UEMOA devrait bénéficier de méthodes alternatives telles que la finance islamique pour améliorer l'accès des populations au crédit.