La Banque centrale d'Angola lance un nouveau programme pour améliorer l'accès aux services bancaires

09 mai 2012

Abraão Gourgel, gouverneur de la Banque centrale d'Angola (BNA), a déclaré dans un entretien au journal Les Afriques que neuf Angolais sur dix n'ont pas accès aux services et produits bancaires.

Abraão Gourgel, gouverneur de la Banque centrale d'Angola (BNA), a déclaré dans un entretien au journal Les Afriques que neuf Angolais sur dix n'ont pas accès aux services et produits bancaires. C'est pourquoi la BNA souhaite encourager la population à se joindre au système bancaire à travers des campagnes de sensibilisation, des ateliers, séminaires et autres opérations de promotions. L'institution a lancé mercredi dernier à Kuito, dans la province de Bié, un programme financier innovant dénommé "Bankita", qui offre aux participants une récompense financière. Il donne la possibilité aux habitants de la région d'ouvrir des comptes bancaires de 100 kwanzas seulement permettant au détenteur de gagner 60 Kwanzas pour chaque 100 kwanzas déposés, trente jours après le versement. Selon le directeur régional de la BNA, Jerónimo João Lara, cité par l'agence de presse Angop, "l'ouverture des comptes dans les banques commerciales, outre de garantir la sécurité de l'argent, permet également de créer une empathie entre les agences bancaires et les clients, en cimentant de cette façon, de plus en plus la confiance dans le marché financier". L'accès au crédit, même s'il reste
faible, s'est élargi au cours des dernières années en Angola. Le pourcentage des personnes disposant d'une carte de crédit est passé de 2 pourcent en 2005 à 11 pourcent en 2010, rapporte le site Perspectives Economiques en Afrique. Les crédits bancaires ont augmenté de 79 pourcent en 2009, tirés par les prêts commerciaux et le crédit immobilier. Des chiffres publiés par l’Empresa InterBancaria de Servicos
repris par l'agence de presse Angop révèlent également que les distributeurs automatiques bancaires ainsi que les services de paiements automatiques couvrent aujourd’hui 75 pourcent des 160 municipalités du pays.