La BAD souhaite une diminution du coût des transferts d'argent internationaux
La Banque africaine de développement (BAD) a appelé les opérateurs de transfert de fonds en Afrique à diminuer leurs coûts, particulièrement sur les transferts internationaux.
La Banque africaine de développement (BAD) a appelé les opérateurs de transfert de fonds en Afrique à diminuer leurs coûts, particulièrement sur les transferts internationaux. L’institution, qui a lancé cet appel le 22 février dernier lors d’un atelier à Douala, estime que les transferts d'argent des migrants vers leurs pays d'origine représentent des flux financiers d'importance pour les pays en développement. “Les commissions perçues par les opérateurs de transfert d'argent internationaux, en Afrique ou depuis les pays de provenance des fonds sont élevés. Cela entraîne le risque pour les expéditeurs d'utiliser d'autres canaux (informels notamment) pour effectuer leurs transferts”, a déclaré Racine Kane, représentant résident de la BAD au Cameroun, cité par Cameroon Tribune. Les commissions prélevées atteignent ainsi parfois 20 pourcent des montants transférés. L'Agence française pour le développement, partenaire de la BAD, a déclaré lors de l’atelier souhaiter arriver d'ici 2014 à plafonner les commissions à 5 pourcent du montant à envoyer. Quelques jours plus tôt, la Banque Mondiale avait également appelé les opérateurs de transferts de fonds à diminuer de cinq pourcent le taux appliqué aux transferts des migrants. Environ 30 millions d'émigrés africains ont envoyé une valeur de 60 milliards de dollars (44,9 milliards €) à 120 millions de bénéficiaires au cours de l'année 2012, rapporte un document de la Banque mondiale repris par l'agence de presse APS.