La BAD exhorte le secteur privé africain à financer la croissance de l’Afrique
L’institution veut développer des partenariats public/privé.
La Banque africaine de développement (BAD) a exhorté le secteur privé à multiplier les efforts pour diversifier les économies africaines.« Face aux défis économiques mondiaux, ce sont les pays africains avec les économies les plus diversifiées qui s’en sortiront le mieux. Alors que la situation actuelle est difficile, elle présente également de grandes opportunités, en particulier pour les pays riches en ressources, afin qu’ils diversifient leurs économies au-delà de l’exportation de produits bruts », a déclaré le président de la BAD, Akinwumi Adesina, le lundi 21 mars lors du lancement de la quatrième édition de l’Africa CEO Forum à Abidjan.
Il a exhorté le secteur privé à financer la croissance de l’Afrique grâce à des partenariats avec le secteur public.
Par ailleurs, il a appelé les gouvernements à tout mettre en œuvre pour permettre au secteur privé d’atteindre son potentiel maximum, notamment en assurant la stabilisation macroéconomique et l’assainissement budgétaire, l’élargissement de l’assiette fiscale et l’approfondissement des marchés de capitaux nationaux.
M. Adesina a ajouté que les gouvernements doivent continuer à combler les déficits d’infrastructure, à éliminer les obstacles à l’intégration régionale et à accélérer les principales réformes.
Citant les efforts menés pour approfondir l’intégration financière et accroître la liquidité, il a mentionné un projet de la BAD pour relier quatre bourses africaines, ainsi qu’une joint-venture avec Bloomberg pour faciliter l’émission d’obligations souveraines et d’actions sur les marchés africains.
Il a également souligné l’augmentation des envois de fonds et le développement de fonds souverains en Afrique. « Avec toutes ces ressources, l’Afrique peut financer son propre développement, ce qui lui permettra de décider de son orientation et du rythme de sa croissance », a-t-il conclu.