La BAD encourage l'usage des obligations pour financer les infrastructures en Afrique

24 avr 2013

La Banque africaine de développement (BAD) a publié un nouveau rapport qui examine comment certaines techniques de financement peuvent être utilisées pour mobiliser des capitaux nationaux africains en vue de financer le développement des infrastructures.

La Banque africaine de développement (BAD) a publié un nouveau rapport qui examine comment certaines techniques de financement peuvent être utilisées pour mobiliser des capitaux nationaux africains en vue de financer le développement des infrastructures.

Intitulé "Financements Structurés – Conditions pour les obligations de projets d’infrastructure dans les marchés financiers africains", le rapport détaille les avantages des obligations de projets d'infrastructure, tout en décrivant les conditions nécessaires pour construire des marchés financiers efficients, explique la BAD dans un communiqué.

Selon le document, les marchés obligataires publics nationaux sont bien établis et de plus en plus sophistiqués en Afrique et une opportunité pour innover réside dans l'émission d'obligations "d'infrastructure".

Le Kenya, par exemple, a déjà lancé plusieurs obligations d'infrastructure émanant à la fois du gouvernement central et des entreprises d'Etat, et a mis en place des avantages fiscaux pour les investisseurs qui achètent ces obligations.

De récents chiffres de la Banque mondiale révèlent que le déficit d'infrastructure du continent est considéré comme l'un des obstacles les plus importants au soutien de la croissance en Afrique.

L'institution estime que le continent devra investir près de 93 milliards de dollars (71,3 milliards d’euros) par an au cours de la prochaine décennie pour combler ce déficit.