Kenya: Assurances basées sur des indices météorologiques : des problèmes persistent, selon l’IRA
Le régulateur kenyan déplore les données limitées dans les stations météorologiques locales.
Les difficultés d'application des assurances basées sur des indices météorologiques empêchent les compagnies d'assurance de compenser correctement les agriculteurs kenyans en cas de pertes dues à des conditions météorologiques défavorables, selon l'Autorité de Régulation des Assurances.Le régulateur kenyan estime que ces difficultés sont liées aux données limitées et au manque d'intégrité dans les stations météorologiques locales. Elle accuse également le manque de capacité dans l'industrie, une mauvaise compréhension du produit chez les employés d'assurance, ainsi qu'une gamme de produits limitée sur le marché.
« Cette méthode est souvent utilisée dans l'agriculture pour protéger les agriculteurs des événements météorologiques mesurés à une station météo locale par exemple. Si la mesure des précipitations effectuée à la station est inférieure à un seuil, tous les agriculteurs dans un certain rayon de la station recevront un paiement, quelles que soient les précipitations reçues sur leur ferme », a déclaré Joseph Owuor de l'IRA, cité par The Star.
La Banque mondiale encourage activement l'assurance basée sur un indice climatique, car elle utilise un indice de la météo, comme les pluies, pour déterminer les paiements, qui peuvent ainsi être octroyés plus rapidement qu'avec l'assurance-récolte conventionnelle.
Mais des inquiétudes subsistent, car un agriculteur peut parfois subir un rendement de mauvaise récolte, alors que les données fournies par la station météorologique ne déclenchent pas un paiement de sinistre.
Joseph Owuor a expliqué qu'avec les assurances basées sur des indices météorologiques, l'évaluation de l'exploitation ou du champ est normalement estimée comme coûteuse ou non faisable, en particulier là où il y a un grand nombre de petits agriculteurs.
Il a ajouté que l'autorité va mettre en place une nouvelle régulation pour guider la mise en place de nouvelles mesures afin de mieux corréler les résultats de stations météorologiques à la réalité de ce qui se passe sur le terrain.