Envois de fonds des migrants : La diaspora africaine fait face à des frais élevés

19 aoû 2016

Les Africains à l'étranger doivent payer les frais de transactions les plus élevés au monde.

Les Africains vivant à l'étranger paient en moyenne 9,5 pourcent de la somme totale du transfert en frais, soit les frais de transaction les plus élevés au monde, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale.

L'institution estime que ces coûts constituent un lourd fardeau pour les Africains et limitent l'investissement productif par la diaspora dans leurs pays d'origine.

Pour résoudre ce problème, l'Institut africain pour les envois de fonds, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et des organisations de premier plan de la diaspora africaine ont créé le Plan d'action de Nairobi sur les envois de fonds, rapporte l'African business review.

Le partenariat vise à réduire le coût des envois de fonds vers l'Afrique à moins de trois pourcent d'ici 2020.

Les transferts des migrants africains vers leur pays d’origine ont connu une progression de 3,4 pourcent en 2015 pour atteindre 35,2 milliards de dollars (31,2 milliards d’euros).

Ces envois de fonds africains ne représentent toutefois que 6 pour cent du total des envois de fonds mondiaux, dont le volume global est estimé à 581,6 milliards de dollars.

En Afrique, les plus grands bénéficiaires des envois de fonds sont le Nigeria et l'Egypte, suivis par le Maroc, la Tunisie, l'Algérie, le Sénégal, le Kenya, l'Afrique du Sud, l'Ouganda et le Mali.