Conditions climatiques extrêmes : Les agriculteurs africains désormais mieux protégés par l'assurance, selon une étude
De nouvelles formes d'assurance offrent une meilleure protection des petits agriculteurs africains contre les catastrophes.
De nouveaux types d'assurancelancés par les gouvernements africains protègent mieux les petits agriculteurs, selon une nouvelle étude.
Ils permettent aux agriculteurs de mieux résister aux phénomènes météorologiques extrêmes aggravés par le réchauffement climatique, ainsi qu'aux obstacles tels que le manque d'infrastructure et de financement, explique le rapport, publié la semaine dernière par l'Université de Columbia et le groupe de recherche sur les changements climatiques, l'agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS), rapporte Reuters.
De plus en plus d'agriculteurs sont en mesure d'obtenir une couverture grâce à un passage de l'assurance responsabilité civile traditionnelle à une assurance indicielle.
Celle-ci permet de fixer le montant des paiements sur les pertes spécifiques rencontrées par un client. Les agriculteurs peuvent ainsi acheter une assurance leur permettant de recevoir un paiement si la quantité de précipitations dans une période donnée augmente ou diminue au-delà de niveaux acceptables, ou encore si le rendement moyen des récoltes descend en dessous d'un certain niveau.
Il est préféré au modèle traditionnel, peu viable, qui oblige les assureurs à évaluer et couvrir de nombreuses petites exploitations avec de faibles marges.
Au Nigeria, plus de six millions d'agriculteurs bénéficieront d'un régime d'assurance-récolte à la fin de cette année, a déclaré un haut fonctionnaire du ministère de l'Agriculture, Débísí Araba.
Par ailleurs, la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (Arc) va octroyer 25 millions de dollars (22,2 millions d’euros) à la
Mauritanie, au Niger et au Sénégal dans le cadre d'un dispositif d'assurance contre les catastrophes naturelles.
Ce modèle d’assurance contre les catastrophes a été conçu pour répondre aux problèmes climatiques en Afrique par le biais de l'Arc, une institution spécialisée de l’Union africaine.
Le Kenya, le Niger, la Mauritanie et le Sénégal sont les premières nations africaines à intégrer ce nouveau mode de financement.