Bâle III soutient la finance islamique

25 aoû 2014

Les termes des Accords de Bâle III vont renforcer la finance islamique, selon un rapport publié par Standard & Poor’s (S&P) le 18 août. Ils lui permettront d’atteindre une valeur de 2 000 milliards de dollars d’ici la fin de l’année.

Les termes des Accords de Bâle III vont renforcer la finance islamique, selon un rapport publié par Standard & Poor’s (S&P) le 18 août. Ils lui permettront d’atteindre une valeur de 2 000 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. «
À terme, l’introduction de nouveaux tampons de fonds propres permettra aux banques islamiques de mieux répondre à la nature cyclique des économies des pays et des secteurs dans lesquels elles opèrent
», a déclaré S&P pour expliquer comment Bâle III soutiendrait la finance en accord avec le Charia. De plus, l’agence de notation a déclaré que «
l’introduction du ratio de couverture de liquidités (LCR) pourrait répondre aux faiblesses de long terme du secteur, en particulier le manque d’actifs liquides de haute qualité (hors cash et réserves auprès des banques centrales)
». Cependant, Bâle III présentera quelques difficultés pour les banques islamiques. En effet, le traitement réglementaire des comptes de partage de profits et de pertes (PSIA) dans le calcul des ratios LCR et de liquidité de long terme (NSFR) pourrait avoir des conséquences sur les besoins de liquidité des banques islamiques, explique Agence Ecofin. Bâle III a été décidé en 2010 par le G20, en réponse à la crise financière de 2007. Les accords visent à réguler le système bancaire afin d’éviter une nouvelle croissance des produits dérivés et la mauvaise qualité des fonds propres.