Assurance : la BAD signe un accord avec l’ARC

30 mai 2016

Les institutions vont collaborer pour répondre aux catastrophes naturelles.

La Banque africaine de développement (BAD) vient de signer une lettre d'intention avec l'African Risk Capacity (ARC) visant à renforcer leur coopération dans le domaine de l'assurance.

L'ARC est une mutuelle d'assurance fondée par 26 États africains en 2012, qui a pour objectif de couvrir 30 pays et 160 millions d'Africains d'ici 2020 contre les risques de sécheresse, d'inondation ou de cyclone.

Cet accord marque l'intention des deux parties « de collaborer dans les domaines de la planification, la préparation et la réponse aux événements météorologiques et aux catastrophes naturelles », selon un communiqué repris par Jeune Afrique.

Par ailleurs, un protocole d’entente a également été signé entre l’ARC et la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cima), qui prévoit « la formation par la Cima des assureurs des États membres de l’ARC », l’établissement de groupes de travail commun pour étudier et mettre en œuvre les stratégies liées aux couvertures de risque basé sur un indice météorologique et la promotion des produits d’assurance basés sur des indices climatiques ».

Jusqu’ici sept pays africains ont souscrit à l’assurance contre la sécheresse de l’ARC : le Niger, le Sénégal, la Gambie, le Mali, le Malawi, la Mauritanie et le Kenya.

Selon une étude réalisée l'an dernier par l'Université de Columbia et le groupe de recherche sur les changements climatiques, l'agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS), de nouveaux types d'assurance protègent mieux les petits agriculteurs.

De plus en plus d'agriculteurs sont en mesure d'obtenir une couverture grâce à un passage de l'assurance responsabilité civile traditionnelle à une assurance indicielle.

Celle-ci permet de lier le montant des paiements aux pertes spécifiques subies par un client. Les agriculteurs peuvent ainsi acheter une assurance leur permettant de recevoir un paiement si la quantité de précipitations dans une période donnée augmente ou diminue au-delà de niveaux acceptables, ou encore si le rendement moyen des récoltes descend en dessous d'un certain niveau.

Il est préféré au modèle traditionnel, peu viable, qui oblige les assureurs à évaluer et à couvrir de nombreuses petites exploitations ayant de faibles marges.