Algérie: L’ANDPME et l’AGEA signent un accord pour apporter une formation financière aux PME

30 mai 2012

Les PME algériennes estiment que l’accès au financement bancaire constitue le problème majeur auquel elles sont confrontées, selon un communiqué du Forum des chefs d'entreprise (FEC).

Les PME algériennes estiment que l’accès au financement bancaire constitue le problème majeur auquel elles sont confrontées, selon un communiqué du
Forum des chefs d'entreprise (FEC). Ces entreprises rencontrent souvent des difficultés pour accéder aux crédits, notamment parce qu'elles peinent à fournir les garanties requises, mais aussi parce que beaucoup de dossiers de demande de prêt sont rejetés car ils ne sont pas conformes aux attentes des banques. Les banques estiment que les PME algériennes doivent être plus transparentes et adopter une approche de gestion moderne qui implique aussi bien le marketing, le management rationnel ainsi que la maîtrise totale des outils de la finance pour instaurer un partenariat fondé sur un rapport risques/opportunités partagé, rapporte une étude de l'université d'Oran intitulée 'Le développement des sources de financement des PME en Algérie : émergence de la finance islamique'. C'est pourquoi l’Agence nationale de développement de la PME (ANDPME) et l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) ont signé jeudi 24 mai à Alger un protocole d’entente afin notamment d'apporter une formation technique et financière aux responsables de PME affiliées à cette association. Cet accord prévoit l’élaboration d’un programme spécifique de mise à niveau pour ces entreprises afin de les réorganiser et d’améliorer leur compétitivité. Il vise notamment "le financement et le renforcement des capacités managériales des PME et des associations professionnelles", a expliqué à l'agence de presse APS le directeur général de l’ANDPME, Rachid Moussaoui. "Les entreprises du BTPH ont besoin d’un accompagnement technique et financier et de mise à niveau afin qu’elle puissent prendre en charge la réalisation de méga-projets, confiés habituellement aux entreprises étrangères", a ajouté le président de l’AGEA, Mouloud Kheloufi.