Afrique : Les experts relèvent un paradoxe entre surliquidité des banques et faible accès au crédit du secteur privé

27 nov 2013

Le Forum International de la Finance en Afrique Subsaharienne, qui s'est tenu du 20 au 22 novembre à Douala au Cameroun, a tenté de résoudre le paradoxe de la surliquidité des banques et du faible accès au crédit du secteur privé africain.

Le Forum International de la Finance en Afrique Subsaharienne, qui s'est tenu du 20 au 22 novembre à Douala au Cameroun, a tenté de résoudre le paradoxe de la surliquidité des banques et du faible accès au crédit du secteur privé africain. Les experts présents sont partis du constat que la plupart des banques africaines sont en surliquidité, avec un chiffre s'élevant notamment à 1000 milliards de francs CFA en zone CEMAC (1,5 milliards d’euros). Ils se sont étonnés des liquidités détenues en abondance par les banques alors que les crédits octroyés à l'économie sont en baisse. Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer ce paradoxe, dont le manque de formation économique et l’impossibilité pour beaucoup d'entreprises de fournir les garanties requises par les banques pour l'octroi de prêts. Le forum s'est ainsi donné pour objectif de promouvoir et encourager le financement des petites et moyennes entreprises en Afrique. «
Quatre-vingt pour cent du marché privé n'est pas couvert par les banques, alors que celui-ci est considéré comme un moteur de croissance pour la plupart des pays d'Afrique subsaharienne et représente 50 pour cent du PIB et de l'emploi
», a déclaré un expert cité par Le Journal de l'Économie Sénégalaise. Les participants ont appelé les gouvernements à favoriser l'intégration et la vulgarisation de nouveaux concepts et outils de financement modernes tels que les fonds d'investissement, les fonds souverains et les mécanismes de finance islamique.