Afrique du Sud : Sept banques accusées d'entente illicite

22 mai 2015

Il s'agit de BNP Paribas, Citigroup, Barclays, JP Morgan, Investec, Standard Bank et Standard Chartered.

Plusieurs banques multinationales sont la cible d'une enquête de l'Autorité de la concurrence sud-africaine dans le cadre d'une entente illicite sur les opérations de change. Il s'agit de BNP Paribas, Citigroup, Barclays, JP Morgan, Investec, Standard Bank et Standard Chartered, a déclaré la South Africa's Competition Commission dans un communiqué de presse repris par Reuters mardi 19 mai. Les responsables de ces banques sont accusés de collusion pour coordonner leurs activités commerciales. Elles se seraient mises d'accord sur les prix communiqués aux clients dans le cadre de transactions sur des paires de devises impliquant le rand. "Cette coordination a pour effet d'éliminer la concurrence parmi les répondants, car elle leur a permis de facturer un prix convenu pour un montant déterminé de devises ", a déclaré la Commission. L'an dernier, les régulateurs des États-Unis, Grande-Bretagne et Suisse ont infligé une amende à six banques pour un total de 4,3 milliards de dollars (3,8 milliards d'euros) pour ne pas avoir empêché plusieurs traders de manipuler le marché des changes. Cette enquête intervient quelques jours après que le ministre des Finances sud-africain Nhlanhla Nene ait déclaré que les parties prenantes dans le secteur financier doivent renforcer leurs standards. Il estime que le pays a besoin d'un secteur financier éthique et que des mesures punitives doivent être appliquées si cette éthique n'est pas respectée. Il a ajouté que dans le nouveau cadre réglementaire de la Trésorerie nationale, les institutions financières doivent accorder le même importance au traitement équitable de leurs clients qu'à leur solvabilité.