70 millions € pour l'accès au crédit des PME kényanes

17 avr 2012

La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé mercredi dernier une ligne de crédit de 70 millions € aux banques kenyanes Co-operative Bank et Housing Finance Company Ltd afin de contribuer à améliorer l'accès des petites et moyennes entreprises aux prêts à long terme.

La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé mercredi dernier une ligne de crédit de 70 millions € aux banques kenyanes Co-operative Bank et Housing Finance Company Ltd afin de contribuer à améliorer l'accès des petites et moyennes entreprises aux prêts à long terme. Il s'agit du troisième mécanisme pour le financement des entreprises privées (Private Enterprise Finance Facility III), dont l'objectif est de financer le développement, la modernisation ou le démarrage des PME au Kenya, qui représentent 75 pourcent de l’emploi dans ce pays, rapporte un communiqué de la BEI. Ce programme comprend également une assistance technique pour aider les sociétés kényanes à trouver des financements à l’appui de leurs investissements ainsi que pour améliorer l’efficacité de l’activité de prêt des banques partenaires en faveur des PME. Quelques mois plus tôt, L’Equity Bank et la German Development Bank (KfW) ont signé un accord similaire portant sur un montant de 17 millions € afin d'accorder des prêts pour les PME kenyanes, avec des taux d’intérêts compris entre cinq et 12 pourcent selon leur cote de crédit, rapporte le Daily Nation. Les taux d’emprunt sont en ce début d'année 2012 d’environ 25 pourcent au Kenya, ce qui avait entrainé une baisse du nombre de prêts contractés par les PME. L’accès au crédit reste inadéquat pour les PME au Kenya. Le programme de stimulation économique du gouvernement a cependant joué un rôle important dans la mise en place de crédits pour ce type d'entreprise, rapporte le site Perspectives Economiques en Afrique. En 2011, les autorités ont par exemple rationalisé le secteur financier en régulant les institutions de microcrédit avec une loi de réglementation des activités commerciales pour empêcher les organismes de régulation d’établir des charges et des frais arbitraires.