Aperçu du secteur financier

Paysage économique

La Lybie est un pays pétrolier d’Afrique du Nord, dont l’économie et le climat sécuritaire ont été fortement perturbés par les effets collatéraux du printemps arabe. Jusqu’en 2019, la Libye a subi une instabilité politique permanente ayant significativement affecté la crédibilité des institutions gouvernementales, l’environnement des affaires, la mobilisation optimale des recettes fiscales et la bonne gestion de l’économie dans son ensemble. Doté de fortes réserves d’hydrocarbures, le pays s’étend sur une superficie de 1,8 million de km2 avec une population de 6,5 millions d’habitants en 2018. Le pétrole représente plus de 75% de l’activité économique domestique et environ 90% des recettes fiscales, alors que l’agriculture compte pour moins de 2% du PIB, même si elle emploie plus de 18% de la population active. Les conflits armés de ces dernières années et le bicéphalisme à la tête de l’Etat ont entrainé une forte baisse des exportations d’hydrocarbures et par conséquent du Produit intérieur brut (PIB) entre 2010 et 2015. Celui-ci est passé de 68,9 milliards USD à 17,2 milliards USD ; avant de rebondir à 43,6 milliards USD en 2018. Bien qu’en en forte baisse sur la période susmentionnée, le PIB par habitant demeure parmi les plus élevés sur le continent africain: il s’est contracté de 11 417 USD en 2010 à 6 700 USD en 2018. L’inflation a, à l’inverse, connu une forte hausse entre 2015 et 2018, oscillant en moyenne autour de 22%. Ces tensions inflationnistes s’expliquent entre autres par la forte dépréciation de la monnaie locale, le dinar libyen, vis-à-vis de la monnaie d’ancrage (le dollar américain – USD), par le renchérissement des prix des produits importés dans l’économie locale ainsi que par les dysfonctionnements ou ruptures d’approvisionnement inhérents aux chaînes de valeur des produits de base. Le climat sécuritaire fragile a également impacté négativement l’attractivité du pays en termes d’investissement et aggravé les carences structurelles du pays dont le chômage, la pauvreté et le déficit de logements et de services d’assistance sociale. Le classement Doing Business de 2019 place la Libye au 186ème rang sur 190 pays, indiquant ainsi que le pays fait partie des 5 économies les moins attractives de la planète.

 

Vue d’ensemble du secteur financier

Avant le début des conflits armés en 2011, le système financier libyen reposait sur de solides fondamentaux malgré un secteur financier sous développé et peu profond. Quelques années plus tard, le bicéphalisme politique a aussi affecté le secteur financier avec l’avènement de 2 systèmes financiers ayant cours dans le pays en 2019. Le système financier est supervisé et régulé par la banque centrale de Libye – la Central Bank of Lybia (CBL) tandis qu’un second système financier parallèle est géré par la Benghazi Central Bank (BCB), cette dernière couvrant une zone sous contrôle d’un gouvernement séparatiste installé à l’Est du pays[1]. Ce bicéphalisme, combiné aux recours aux liquidités et réserves en devises de certaines banques par la BCB, crée un risque systémique important pour l’ensemble du secteur financier.

Le système financier libyen reste dominé par les banques commerciales. Forte de ses missions traditionnelles relatives à la conduite de la politique monétaire, à la construction du cadre réglementaire et à la supervision du secteur financier dans son ensemble, la CBL a œuvré à maintenir un stock viable de réserves en devises dans un contexte de baisse des cours du pétrole et de déficit budgétaire accentué entre 2014 et 2017. De plus, pour faire face à la récente crise de liquidité dans le pays, les moyens de paiements électroniques ont rapidement émergé comme alternative transactionnelle sous la houlette de la CBL. Le nombre des détenteurs de cartes électroniques de paiement a augmenté de 91 500 en 2016 à 581 000 au premier semestre de 2019, tandis que le mobile money a été intégré à la stratégie d’inclusion financière de la CBL. , La supervision du secteur de l’assurance est assurée par l’Insurance Supervision and Controlling Authority. Le système national de retraite est quant à lui géré par un fonds de sécurité sociale sous la tutelle du ministère des affaires sociales, tandis qu’une bourse des valeurs mobilières, le Libyan Stock Market (LSM), a été créée en 2006 afin de diversifier les sources de financement de l’économie domestique. Enfin, il existe un fonds souverain dans le système financier libyen, le Libyan Investment Authority (LIA) dont les actifs s’élevaient à 66 milliards USD en 2018, soit 151% du PIB de la même année.

Secteur bancaire

Structure du marché bancaire – Au 31 décembre 2018, le marché bancaire était constitué de 19 banques commerciales incluant les 3 banques situées dans la zone sous contrôle du gouvernement séparatiste. Les actifs du secteur bancaire officiel, celui sous la tutelle de la CBL, s’élevaient à  115,8 milliards LD[2] (82,4 milliards USD) au 31 août 2019, soit 192% du PIB en monnaie locale de l’année précédente. Malgré le contexte de crise politique prolongée, les actifs bancaires ont connu une évolution significative depuis 2010 (+77,3%). Cette hausse a été plus modeste au cours des 4 dernières années (+ 28,4%). Dès 2005, l’Etat a réduit sa participation dans l’actionnariat des banques  afin d’attirer les capitaux privés et internationaux dans le secteur.

Structure des crédits et dépôts – Les crédits à l’économie ont légèrement augmenté de manière tendancielle entre 2010 et août 2019, passant de 13,05 milliards LD (9,3 milliards USD) à 16,4 milliards LD (11,7 milliards USD) : soit une hausse de 25,7% inférieure au taux de croissance des actifs bancaires sur la même période. Le niveau de profondeur financière au 31 décembre 2018, approximé par le rapport entre les crédits à l’économie et le PIB,  atteignait 27,2%. En 2015, le niveau des crédits à l’économie a toutefois atteint un pic de 20,2 milliards LD (14,4 milliards USD) dans un contexte de forte baisse des prix du pétrole. Les dépôts collectés par les banques commerciales ont fortement augmenté de 55,3 milliards LD (39,4 milliards USD) en 2010 à 92,1 milliards LD (65,6 milliards USD) au 31 août 2019 (+66,6%), malgré le contexte de fragilité sécuritaire et économique. Les dépôts à vue représentent près de 90% des dépôts totaux en 2019. Une loi ait été adoptée en 2013 afin d’interdire tous les services bancaires basés sur les taux d’intérêt.

Solidité financière du secteur bancaire – Bien que le système bancaire et financier en Lybie souffre d’un certain bicéphalisme en 2019, la stabilité de l’ensemble du secteur bancaire a été préservée par la banque centrale internationalement reconnue (la CBL). Dans un contexte de fragilité politique et sécuritaire, l’augmentation significative du niveau des crédits et des dépôts collectés entre 2010 et 2019 dans la zone sous contrôle de la CBL témoigne d’une certaine résilience du secteur bancaire domestique. Par ailleurs, les réserves excédentaires des banques sous tutelle de la CBL représentaient en moyenne 3 fois le niveau des réserves obligatoires en valeur nominale entre 2016 et août 2019. Le ratio d’adéquation des fonds propres vis-à-vis des actifs pondérés en fonction des risques (Capital Adequacy Ratio - CAR) a également augmenté entre 2010 et août 2019, passant de 26,3% à 34,3%. Les niveaux de CAR sont largement au-dessus des seuils définis par Bâle II (8%) et Bâle III (10,5%) et renseignent sur la capacité du secteur bancaire à faire face aux risques systémiques d’insolvabilité.

Inclusion financière

A l’échelle mondiale, la Libye présente des indicateurs d’inclusion financière proches de ceux des pays à revenu intermédiaire de la classe supérieure. Le pays surclasse ses pairs de la zone « Moyen Orient et Afrique du Nord » (MOAN / MENA) ou d’Afrique Subsaharienne selon les données du Global Findex 2017. Le taux d’inclusion financière, perçu comme la proportion d’adultes détenant un compte dans une institution financière, s’élevait à 65,7% en 2017 en Lybie, tandis que ceux de la zone MENA et de l’Afrique Subsaharienne atteignaient respectivement 43,5% et 42,6%. Par ailleurs, 59,6% des femmes adultes et 71,8% des adultes vivant en milieu rural ont accès aux services financiers dans le pays, alors que seulement 35,3% des femmes et 36,9% des adultes en milieu rural sont financièrement inclus dans la zone MENA. 

Le contexte de crise politique aurait favorisé un usage plus intensif des moyens de paiement électronique par les populations, dont les cartes bancaires et le mobile money. En effet, la rareté des liquidités et de la monnaie fiduciaire en situation de crises politiques prolongées – comme ce fut le cas en Libye dès 2014 – rend plus pratique et commode le recours aux moyens de paiements électroniques dans les transactions marchandes ou de personne à personne (P2P). Toutefois, par rapport à ses pairs d’Afrique subsaharienne voire d’Afrique du Nord, la Libye accuse un certain retard structurel en termes de pénétration du mobile money et de microfinance

Finance digitale & mobile money

Le contexte récent de crise de liquidité qui a frappé la Lybie, combiné aux mesures incitatrices de la CBL, a favorisé le développement des solutions de paiement électroniques. Le nombre de détenteurs de cartes de paiement électronique a littéralement sextuplé entre 2016 et juin 2019 pour atteindre plus de 581 000 usagers, soit environ 9% de la population libyenne. La valeur des transactions électroniques a atteint 1,6 milliard LD (1,14 milliard USD) dans le premier semestre de 2019, soit 10% du niveau des crédits bancaires et 1,8% des dépôts bancaires en juin 2019. Le premier service de mobile money par un opérateur de téléphonie mobile n’a été lancé qu’en 2017, suivi plus récemment par des offres de certaines banques commerciales incluant des transactions par mobile money.  32% de la population adulte ont également effectué des paiements électroniques en 2016, contre 33,3% pour la zone MENA et 34,4% pour l’Afrique Subsaharienne. Le potentiel de développement du mobile money et des paiements en ligne demeure élevé en raison de la forte pénétration de la téléphonie mobile estimée à un taux de 169%[3] en 2017, alors que le taux d’usage d’Internet était évalué à seulement 20% de la population totale en 2016.

Financement des Petites et moyennes entreprises (PME)

Compte tenu de la prédominance du secteur public dans l’économie domestique, le tissu productif privé y est faiblement développé. La majeure partie des PME souffre d’un manque de financements et la loi prohibant les services bancaires basés sur des taux d’intérêt tend à aggraver la désincitation à la prise de risques des banques vis-à-vis des PME ; Le faible niveau de profitabilité (des PME ?) et l’absence de (registre de) garanties et d’historiques de crédit en vue de jauger la capacité de remboursement et le risque moral des PME locales renforcent la prudence des banques. Toutefois, des initiatives et mécanismes en faveur du soutien institutionnel aux PME ont été mis en place par les pouvoirs publics. Parmi ceux-ci, un fonds de garantie des prêts (Libyan Guarantee Lending Fund) ayant momentanément cessé ses activités depuis 2015, une banque rurale et agricole actuellement fonctionnelle, un fonds de finance islamique en soutien à l’emploi des jeunes ainsi que 5 fonds régionaux d’investissement qui ont été officiellement créés mais n’étaient pas encore opérationnels au 31 décembre 2016.

Microfinance

Il n’existait pas encore de cadre réglementaire explicite de la microfinance en 2019. Dans le cadre du projet SLEIDSE (Support to Libya for Economic Integration, Diversification and Sustainable Employment) à l’initiative de l’Union européenne (UE) et visant une meilleure intégration économique et diversification de l’emploi en Libye, une étude de faisabilité a été réalisée en 2017 et a montré l’intérêt du développement de services de microfinance afin de répondre efficacement aux besoins des PME et des très petites entreprises (TPE). Dans cet élan, et à travers un financement du gouvernement britannique (DFID) et l’expertise technique de partenaires étrangers, la première institution de microfinance était en cours de création en 2019.

Secteur de l’assurance

Le secteur de l’assurance a connu 3 phases de développement au cours des dernières décennies. Durant la première phase qui s’étend de 1951 à 1970, plusieurs compagnies d’assurance dont 4 compagnies à capitaux locaux, offraient des services d’assurance-vie et non-vie. Cependant, en 1970, les compagnies d’assurance ont été fusionnées en 2 compagnies puis en une seule compagnie en 1980. C’est lors de la troisième phase historique de développement qui a démarré en 1999, que les compagnies d’assurance privées ont été à nouveau autorisées à exercer. Selon les données de la CBL, 9 compagnies d’assurance composaient le marché domestique en 2013 tandis que le secteur de l’assurance comptait pour 16% dans l’animation de l’activité boursière en 2016. Des données plus récentes indiquent que les primes d’assurance collectées atteignaient 266 millions USD en 2018, dont 260 millions USD pour les primes d’assurance non-vie ; soit un taux de pénétration de 0,6%.

Marché des capitaux

La création de la Libyan Stock Market (LSM) en 2006 a contribué à diversifier les sources de financement dans l’économie, bien qu’elle soit relativement récente par rapport à d’autres marchés boursiers avancés dans la zone MENA. Elle a aussi facilité la stratégie de libéralisation de l’économie entamée à la fin des années 90 à travers le désengagement progressif de l’Etat de certaines entreprises publiques. Ainsi, une vingtaine d’entreprises publiques ont été partiellement privatisées sur la LSM avant 2010. Selon les dernières données disponibles, 12 entreprises étaient cotées à fin 2018 sur la LSM dont 7 banques commerciales et 3 compagnies d’assurance, cependant les transactions quotidiennes ont été suspendues en 2014 en raison du climat sécuritaire délétère.

L’importance historique des revenus générés par l’exploitation pétrolière a poussé les pouvoirs publics à développer des stratégies d’investissement à long terme à travers à la création d’un fonds souverain en 2006: la Lybian Investment Authority (LIA). Sa mission principale est de fructifier la manne pétrolière excédentaire au bénéfice des générations futures en l’investissant sur les marchés les plus attractifs aussi bien en Afrique qu’à l’échelle internationale. En 2018, les actifs sous gestion étaient estimés à 66 milliards USD, soit 151% du PIB. Par mesure de précaution et compte tenu du climat politique instable de ces dernières années, les Nations Unies ont décidé de geler les actifs de ce fonds souverain afin d’éviter tout risque de mauvaise gestion ou de prévarication.

Système de prévoyance sociale

Le système de retraite en Libye est géré par un fonds de sécurité sociale, dit Social Security Fund (SSF),  qui a été créé en 1980. Il existe toutefois un régime de retraite spécial pour les militaires gérant plus de 40 000 retraités en 2017. Le SSF fournit une assistance sociale aux retraités et des services d’assurance contre les risques liés à la maladie et aux accidents de travail à des familles et bénéficiaires sujets à des situations de détresse sociale. L’âge légal de la retraite est fixé à 65 ans pour les hommes, 60 ans pour les femmes et 62 ans pour les fonctionnaires ; pendant que le reversement intégral des indemnités de retraite est conditionné par un minimum de 20 ans de service. Les données les plus récentes obtenues datent de 2011 et présentent des actifs sous gestion s’élevant à 3,34 milliards LD, soit environ 4% du PIB de la même année, partiellement investis dans divers secteurs de l’économie réelle (immobilier – tourisme – hôtellerie…) à travers 3 sociétés d’investissement dont le Social Security Fund Investment Company (SSFIF).


[1] Le secteur financier tel que décrit dans ce profil ne tient compte uniquement que du système sous contrôle de la CBL.

[2] Le taux de change USD / LD utilisé est celui du 31 août 2019. 1 USD = 1,405 LD

[3] Ce taux représente le rapport entre le nombre de souscriptions à une puce/ligne de téléphonie mobile et la population totale du pays.


Liste des banques commerciales de Libye - 2018

BANQUES

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 AFRICAN BANK OF TRADE AND INVESTMENT

Al Fateh Tower (2nd Floor No.28)
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 AHLI BANK

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 [email protected]

 https://www.ahliunited.com

 AL AMAN BANK

Hai AL-Andalus
P.O.Box: 6269

(+218) 21 335 02 19

 

 https://www.amanbank.ly

 AL AMAN BANK FOR COMMERCE AND INVESTMENT

Dat El Imad Complex 9Tower (3) Ground Floor)
P.O.BOX 91271

   




www.abci-ly.com

 AL EJMAA ALARABI BANK

Dat El Imad (Tower .1)
P.O.Box: 17551

(+218) 21 335 00 55

 

 www.aabank.ly

 AL WAFA BANK

Tarabulus
84 212: PO Box
Tripoli

(+218) 21 481 51 23

[email protected]




www.alwafabank.com

 AL WAHDA BANK

Emhamed Mugharief
Tripoli

(+218) 21 333 05 03

[email protected]

 www.wahdabank.com.ly

 BANK OF COMMERCE AND DEVELOPMENT

Abu Meshmasha Area (AL nsser Street)
P.O.Box: 9054
Tripoli

(+218) 21 334 07 65

 [email protected]

 https://bcd.ly

 BANK OF VALLETA MALTA

AL Fateh Tower ( Ground Floor - Office No.49)
P.O Box : 93299
Tripoli

(+218) 21 335 16 61

 [email protected]

 https://www.bov.com

 BRITISH ARAB COMMERCIAL BANK

EL - Fatah Tower ( Floor15 - Office No.154)
P.O .Box : 91051
Tripoli

(+218) 21 335 14 89

 

 www.bacb.co.uk

 ASSARAY BANK TRADE & INVESTMENT BANK

Tripoli

(+218) 4448319

   

 DOMESTIC BANKING CORPORATION

Ben Al Waleed Street,Al Dahra Area
Tripoli

(+218) 21 444 86 23

   

 FIRST INVESTMENTS

Ibn Al Wazzan Street (Al Andalus Ward)
Tripoli

(+218) 21 477 74 15

   

 JUMHORIA BANK

AL Shohadaa Square (Green Square)
P.O.Box: 65004
Tripoli

(+218) 21 333 56 64

 

 www.gumhouria-bank.com

 LA BANQUE AGRICOLE

Area Agheiran ( janzour Eastern)
P.O.Box 1100
Tripoli

(+218) 21 487 05 86

 

 
www.agribank-ly.org

 FIRST GULF LIBYAN BANK

Tripoli

(+218) 36 222 01

   

 LIBYAN ISLAMIC BANK

Tripoli

(+218) 214 44 00 35

   

 MEDITERRANEAN BANK

Benghazi

(+218) 619 09 98 15

   

 NURAN BANK

Tripoli

(+218) 3351460

   

 ALEJMAA ALARABI

Det El Imad (la tour 1)
P.O.Box 17551
Tripoli

(+218) 21 335 00 55

 

 https://www.libyaherald.com

 INVESTMENT AND DEVELOPMENT BANK

Abdoulnezer-Strit, Elberka
P.O.BOX 9045
Benghazi

(+218) 61 908 02 30

   

 NATIONAL COMMERCIAL BANK

Orouba-Strit
AlBayda

(+218) 21 361 24 29

 [email protected] 

 www.ncb.ly

 NORTH AFRICAN BANK

Tripoli

(+218) 444  45 24

   

 LYBIAN FOREIGN ARAB BANK

Deta El Imada, la tour 2
P.O.Box 2542
Tripoli

(+218) 21 336 00 54

 

 www.lfb.ly

 SAHAR BANK

10 le premier septembre la rue
P.O.Box 720
Tripoli

(+218) 21 444 30 61

 


www.saharabank.ly

 EDDEHAR BANK

Du khalife Zaidi-Strit
P.O.Box : 2297
Tripoli

(+218) 21 444 93 06

   

 NATIONAL BANK PER SHARES

Tripoli

(+218) 21 335 00 38

   

 SARAB BANK

El-Fateh Tower (1st Floor)
Tripoli

(+218) 21 336 21 11

 

 www.sarab.ly

 SAVING AND REAL ESTATE INVESTMENT BANK

Al Sreem Street - Abu Miliana Street - Al Masera Al Kobra Street.
P.O Box 2289
Tripoli

(+218) 21 334 46 31

 

 https://libyaninvestment.com

 SECURITY BANK FOR TRADE AND INVESTMENT

Hay Al Andalous
P.O,Box: 9127
Tripoli

(+218) 21 477 52 20

 

 https://www.securitybank.com

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30

     
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En bref

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Population (2019): 6 777 452
PIB par habitant (USD courant) - 2019 - (Moyenne mondiale:10 721,61): 7 683,75
Population détenant un compte dans une institution financière (%) (age: 15+) - (2014 vs 2017): 66% (2017)
Crédit dédié à l'agriculture (Agriculture, foresterie et pêche) / Part de l'agriculture dans le PIB (2015): n/a
Stratégies d'inclusion financière: n/a
Crédit domestique fourni par le secteur financier (% du PIB) - 2017: 53,94
Paiements numériques effectués ou reçus au cours de l'année précédente (% age 15+) (2014 vs 2017): 32% (2017)
Transferts d'argent reçus en % du PIB - 2017: n/a
Taux d'intérêt hypothécaire / Durée du prêt hypothécaire (années): 6,00% | 30 ans

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