Aperçu du secteur financier

Paysage économique

Pays membre de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC), l’Angola est classé parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Il est le deuxième pays exportateur de pétrole de l'Afrique subsaharienne après le Nigéria, avec des ressources pétrolières représentant plus de 95% des exportations et environ 64% des recettes fiscale. Les réserves de pétrole prouvées étaient estimées à 9,5 milliards de barils en 2016, faisant de l’Angola la 3ème plus grande réserve pétrolière en Afrique après la Lybie (48,4 milliards de barils) et le Nigéria (37,4 milliards de barils), et la 17ème au monde. Cependant, la baisse des prix du pétrole depuis 2014 a mis en mal l’économie angolaise, en raison des vulnérabilités induites par la forte dépendance du pays aux ressources pétrolières. Il en est résulté une pénurie de devises qui a freiné l’activité des secteurs non-pétroliers et déclenché une récession économique depuis 2015. Le taux de croissance est devenu négatif sur la période 2016-2018, alors qu’il était à deux chiffres entre 2005 et 2008. La croissance moyenne du PIB s’est établie à 1,99% entre 2012 et 2018, un niveau bien inférieur à la moyenne subsaharienne (3,23%). L’inflation a avoisiné 33% en 2016, après avoir atteint un niveau historiquement bas en 2014 (7,3%). La dette publique, en grande partie extérieure, est passée de 40% du PIB en 2014 à environ 80,5% en 2018, bien supérieur au niveau de référence établi dans le cadre des critères de convergence de la SADC et fixé à 60% du PIB au maximum. Le pays fait face à d’autres défis, notamment le faible niveau qualité des infrastructures, la faiblesse de la productivité du secteur agricole et l’insuffisance des systèmes d’approvisionnement en eau. L’environnement des affaires demeure également peu attractif. Le pays occupe la 177ème place en 2019 (sur 190 économies), perdant une place par rapport à 2018 et 5 places par rapport à 2012. Le taux de chômage estimé à 20% en 2018 reste particulièrement élevé en zones urbaines (38%). L’impact négatif de la crise pétrolière a mis en exergue l’urgence de la diversification économique du pays. Pour cela, les autorités ont doté le pays d’un Plan national de développement à moyen terme (2018-2022) qui établit une feuille de route pour un modèle de croissance plus diversifié. Ce plan tire profit des atouts du pays, notamment des dotations importantes en ressources naturelles, un potentiel agricole élevé (abondance de ressources en eau pour la production alimentaire) et une localisation géographique stratégique facilitant l'intégration régionale et le commerce.

 

Vue d’ensemble du secteur financier

Le secteur financier angolais comprend 26 banques, 24 compagnies d’assurances, six fonds de pension, trois institutions de micro-crédit et 89 bureaux de change. Le secteur est dominé par les institutions bancaires représentant plus de 90% de l'ensemble des actifs du secteur, ce qui correspond à 57,7% du PIB.

Secteur bancaire

Structure du marché bancaire26 banques dont 3 banques publiques, et 23 banques privées composent le secteur bancaire angolais. Les actifs des banques ont atteint un total de 13,1 milliards kwanza angolais (AOA) en 2018 (28,3 millions USD), soit une augmentation de 28,14% par rapport à 2017. La concentration du secteur bancaire reste élevée, les cinq plus grandes banques détenant plus de 70% des actifs et des dépôts.

Structure des crédits et dépôts du secteur bancaireLe portefeuille de prêts bruts s’est établi à 4,2 milliards AOA (9,1 millions USD) en 2018, soit une hausse d’environ 15% par rapport 2017. Les niveaux élevés des taux d’intérêt rendent l’accès au crédit coûteux, en particulier pour les PME. Le crédit au secteur privé qui représentait 25% du PIB en 2015 est en recul à 22,4% en 2016, du fait principalement de l’attractivité des placements dans les titres publics. Les dépôts de la clientèle, principale source de financement des banques, représentent environ 85% du total des passifs bancaires, dont 49,2% de dépôts à vue, 49,1% des dépôts à terme.

Taux d’intérêt créditeurs et débiteurs Afin de réduire l’inflation, la banque centrale a poursuivi une politique monétaire restrictive en 2017 en rehaussant le taux d'intérêt de référence qui est passé de 16% à 18% en décembre 2017, puis de de 18% à 16,5% en 2018. D’autres mesures ont également porté sur la réduction du coefficient des réserves obligatoires de 21% à 19% en mai 2018, puis à 17% en juillet 2018. La monnaie angolaise est sortie de l’ancrage sur le dollar américain en janvier 2018 et la banque centrale a adopté un régime plus flexible. Bien que ces mesures aient eu pour effet de faire baisser l’inflation globale à 20,2% en 2018, la dépréciation globale de plus de 40% de la monnaie angolaise favorise la persistance des pressions inflationnistes (inflation à 2 chiffres) et maintient les taux d’intérêt débiteurs à des niveaux élevés. Le taux d’intérêt débiteur moyen est passé de 15,8% en 2017 à 20,7% en 2018.

Solidité financière du secteur bancaireMalgré la crise pétrolière et la détérioration de l’activité qui en est résulté, le secteur bancaire angolais reste globalement bien capitalisé, liquide et rentable, conformément aux exigences réglementaires en vigueur.

Afin de renforcer la résilience et la stabilité du secteur bancaire, le régulateur a décidé du relèvement du niveau minimum de fonds propres réglementaires (avis 02/2018 du 2 mars) qui est passé de 2,5 milliards AOA (5,2 millions USD) à 7,5 milliards AOA (15,7 millions USD). Les banques ont jusqu’en juin 2020 pour se conformer à cette exigence de fonds propres. La mise en œuvre de cette résolution a occasionné une augmentation 53,4% des fonds propres réglementés du secteur entre 2017 et 2018. Le ratio d’adéquation des fonds propres a par conséquent augmenté, passant de 20,7% à 25,7%, bien au-dessus du minimum réglementaire de 10%. Une autre initiative a trait à la création d’un fonds de garantie des dépôts et à l’approbation des principes relatifs à son application (décret présidentiel n0 195/18 du 22 août 2018). Il a pour but de garantir le remboursement des dépôts effectués auprès des banques, dans les limites d’un plafond fixé à 12,5 millions AOA. La qualité des actifs bancaires s'est considérablement détériorée, au regard de la forte augmentation du ratio des prêts improductifs. Ce dernier est passé de 13,1% en 2016 à 28,8% en 2017, contre une moyenne de 11,5% entre 2013 et 2016. La qualité des actifs s’est détériorée sous l’effet de plusieurs facteurs, notamment des retards de paiement des pouvoirs publics, des défaillances accrues des entreprises du secteur de la construction favorisées par la réduction des investissements publics, et de la forte dépréciation du taux de change qui a affecté les emprunts en devises non couverts. Les prêts non performants restent particulièrement importants au niveau les banques publiques. C’est notamment le cas de BPC[1], une banque publique d’importance systémique, qui détient environ 90% des prêts non performants. Un plan de restructuration et de recapitalisation a été approuvé pour BPC. Il a porté sur la nomination d’un nouveau conseil d’administration, des injections de liquidité (67 milliards AOA – 147 millions USD en 2017) et l’acquisition du portefeuille de prêts non performants par Recredit, une société publique de gestion d’actifs créée en août 2016. Le rendement des actifs (ROA) et celui des fonds propres (ROE) des banques du secteur ont augmenté pour atteindre respectivement 4,3% et 34,2% en 2018 contre 2,1% et 18,9% en 2017.

Inclusion financière

L'accès aux services financiers formels reste faible en Angola. Selon le Global Findex de la banque mondiale, seulement 29,3% des personnes âgées de plus de 15 ans disposaient d’un compte en 2014, un niveau nettement inférieur à la moyenne subsaharienne (34,2% en 2014). La proportion des adultes disposant d’un compte dans une institution financière s’est établie à 29,3% en 2014, soit une baisse de 25,3% par rapport à 2011. La banque centrale a entrepris plusieurs mesures en vue de promouvoir l’inclusion financière. Une de ces mesures est la promotion, depuis 2009 et par le biais d'un protocole avec les banques commerciales, de comptes bancaires simplifiés dénommés Bankita[2]. Jusqu'au second trimestre 2018, 596 447 comptes Bankita avaient été ouverts parmi lesquels 79 900 ont été transformés en comptes conventionnels. En 2017, la banque centrale a également rendu gratuits un ensemble des services bancaires considérés comme essentiels à l'inclusion financière, notamment les services bancaires électroniques et la tenue de comptes pour domiciliation salariale.     

L'inclusion financière est entravée par la faible densité des bureaux de crédit, rendant difficile l'accès au secteur financier formel et favorisant l’émergence d'un secteur informel qui fournit des services financiers concurrents et plus facilement accessible. Les coûts des services financiers formels et les produits inadaptés aux besoins des consommateurs à faible revenu ou à faible niveau d'éducation financière contribuent également à l’exclusion financière.

Finance numérique

Le système de paiement de l'Angola est réglementé par la banque centrale, conformément aux dispositions de la loi n0 05/05 du 29 juillet 2005. Il est composé de 3 systèmes de paiement de détail et d’un système de paiement de gros. Entre 2017 et 2018, les transactions du système de paiement ont augmenté de 19% et 16,8% respectivement en volume et en valeur. Avec la dématérialisation des instruments de paiement, le volume des transactions par chèque a baissé de 38% entre 2017 et 2018. Malgré la présence de trois opérateurs de téléphonie mobile (2 compagnies privées (Movicel et Unitel) et une compagnie publique (Angola Telecom)), le mobile money reste à un stade embryonnaire. À l’exception de quelques produits (par exemple le E-Kwanza), l’offre de solutions mobile money reste limité et la réglementation est quasi-inexistante. En 2018, seulement 9,23 comptes de mobile money étaient enregistrés pour 1 000 adultes, tandis que la valeur des transactions a atteint 0,1% du PIB (IMF Financial Access Survey, 2019). Ces niveaux sont relativement plus élevés dans les pays voisins membre de la SADC comme la Namibie (1 367 comptes enregistrés pour 1 000 avec une valeur de transactions de 2,82% du PIB en 2018) et la Zambie (1 456 comptes enregistrés pour 1 000 avec une valeur de transactions de 2,1% du PIB en 2018).

Financement des PME

Le financement des PME reste problématique en Angola. Selon le FMI (Financial Access Survey, 2019), l’encours du crédit bancaire octroyé aux PME a représenté 2,84% du PIB en 2018 (3% en 2017), un niveau inférieur à celui de pays voisins membre de la SADC comme la Zambie (6,34% du PIB) et la Namibie (5,47% du PIB). Au nombre des obstacles limitant l’accès au financement des PME figurent l’absence de comptabilité fiable, une des exigences pour l’octroi de prêts bancaires. En outre, la conception et la structure de ces services offerts par les PME ne tiennent pas suffisamment compte des besoins et des réalités des populations à bas niveau de revenus. Enfin, les taux d'alphabétisation sont faibles, et la grande majorité des entrepreneurs, qu'ils soient du secteur formel ou informel, disposent de peu de compétences professionnelles. Un projet de loi sur la promotion de l'entreprenariat rend obligatoire l’allocation d’au moins 25% du budget de l'État et les institutions publiques, à l'acquisition de biens et services offerts par les Micros Petites et Moyennes Entreprises (MPME). Pour cela, Les microentreprises devront tenir au moins une comptabilité simplifiée ou à défaut, un registre d'achats et de ventes. Les entreprises de taille moyenne, quant à elles, devront tenir au moins une comptabilité générale. Le secteur comprenait en 2016, 10 500 PME. L'Institut national de soutien aux PME (INAPEM) est l'organe d'administration des PME et responsable de la mise en œuvre des politiques et stratégies dans le domaine de la formation et du financement des PME.

Les assurances

Depuis sa libéralisation en 2000, le marché angolais des assurances est en pleine croissance. Le nombre de compagnies vie et non-vie agréées est passé de 21 en 2010 à 27 en 2018. Le secteur est supervisé par l’Agence angolaise de régulation et de supervision des assurances (ARSEG[3]), sous la tutelle du ministère des finances. L'introduction du décret-loi n0 35/09 rend l'assurance responsabilité civile automobile obligatoire. L’assurance contre les accidents du travail est également obligatoire. Les dispositions coercitives accompagnant ces mesures ont permis aux branches « Accidents et maladies » et « Automobile » d’occuper des parts relativement importantes, respectivement 36% et 11% en 2018 dans la production de la branche non vie. En 2017, les primes nettes souscrites de l’assurance non-vie ont atteint 619,6 millions USD en 2017 contre seulement 11,2 millions USD pour l’assurance vie. Le total des actifs de l’assurance non-vie s’est établi à 1 327 millions USD.  Le marché angolais de l'assurance reste étroit, avec un taux de pénétration atteignant à peine 1% du PIB (0,8% du PIB en 2013). L’absence de nouveaux canaux de distribution et de produits adaptés ne permet pas de garantir une plus grande couverture et de mieux répondre aux besoins des différents segments de la population. La culture de l’assurance demeure également marginale en raison d’un faible niveau de sensibilisation à l’endroit du public.

 

Le marché des capitaux

Le marché des capitaux est réglementé par la Commission du marché des capitaux (CMC). Les autorités ont mis en place une Bourse de la dette publique et des titres (BODIVA) dont les transactions portent majoritairement sur les transactions primaires et secondaires des titres publics. La valeur des transactions totales sur BODIVA s’est établie à 794,91 milliards AOA en 2018, soit une hausse d'environ 56% par rapport à 2017. Le marché des capitaux reste sous-développé et peu liquide. Il dispose d’une faible capacité de financement des entreprises, en raison, en partie, d’instruments financiers peu diversifiés. Des initiatives ont été prises pour attirer les capitaux étrangers. Elles portent entre autres sur l’adoption, en 2018, d’une loi sur les investissements privés qui réduit le capital minimum requis, facilite le rapatriement des capitaux et élimine l’obligation pour les investisseurs locaux de détenir 35% du capital des entreprises. Certains secteurs ne sont pas concernés par cette loi, notamment les services financiers, les secteurs miniers, pétroliers et gaziers.


[1] BPC : Banco de Poupança e Crédito

[2] Le compte Bankita vise à inclure la population défavorisée dans le système bancaire. Il n’implique donc aucun frais d'entretien. Le montant minimum d'ouverture d’un compte Bankita est de 100 AOA (0,2 USD), avec pour solde maximum 100 000 AOA (215,8 USD). Plusieurs avantages sont liés à ce type de compte, notamment l’obtention gratuite d’un carte de débit, la possibilité de retraits en espèces, paiements gratuit aux GAB, relevés bancaires mensuels, etc. Le protocole signé avec les banques commerciales comprend également la promotion d’un un autre type de compte de dépôt à terme appelé Bankita Croissance, initié pour stimuler l'épargne. Le montant minimal d’ouverture de ce compte est 1 000 AOA (2,2 USD) et le solde maximum est de 250 000 AOA (539,5 USD).

[3] ARSEG : Agência Angolana de Regulação e Supervisão de Seguros


Liste des banques commerciales en Angola - 2018

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 TOTAL

                                                                                         28  

 

 

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Source

En bref

En bref Source
Population (2019): 31 825 295
GDP per capita (current US$) 2019 - World Average 10,721.61: 2973,59
Account (%) age 15+) - (2014 vs 2017): 29% (2014)
Agriculture Orientation Index - Credit ( Agriculture, Forestry and Fisheries share of GDP) (2015 vs 2016): 0.51 | 0.78
Financial Inclusion Strategies: n/a
Domestic credit provided by financial sector (% of GDP) 2017: 29.56
Made or received digital payments in the past year (% age 15+) (2014 vs 2017): 25% (2014)
Remittances % of GDP for 2017: 0
Mortgage Interest Rate / Mortgage Term (years): 15,9% | 20 years

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