Les banques africaines encourent un risque climatique de 218 milliards $, selon Moody’s

01 avr 2021 | Agence Ecofin

 L’impact du changement climatique se ressentira sur l’ensemble de nos modes de vie et sur l’économie. Certaines parties du globe, dont l’Afrique seront plus durement touchées, et selon Moody’s, les banques n’y feront pas exception si elles ne prennent pas très vite des mesures.

Les banques africaines sont vulnérables à l’accélération et à l’aggravation des chocs climatiques, surtout si leurs clients ne prennent pas des mesures pour mitiger ces risques. C’est ce qui ressort d’un rapport de l’agence de notation Moody’s qui porte sur 49 banques actives dans 14 pays africains.

Selon les données du document, ces institutions financières ont accordé 218 milliards $, soit 29 % des crédits octroyés, à des projets mis en œuvre dans des secteurs vulnérables au changement climatique.

« La publication des risques climatiques qu’elles encourent et leur gestion ne sont pas encore très développées au sein des banques africaines. Nous prévoyons que les facteurs environnementaux entraîneront une détérioration de la qualité du crédit et de la profitabilité de ces banques si elles ne prennent pas des mesures pour une gestion prudente des risques climatiques et environnementaux », a affirmé Moody’s.

Le transport, les hydrocarbures et les industries minières font partie des secteurs particulièrement exposés aux changements climatiques, mais également à des pressions de la part des investisseurs. Leur transition vers des technologies bas-carbone devra s’accélérer, affirme l’agence de notation.

Les banques actives au Nigeria, en République démocratique du Congo et en Afrique du Sud figurent parmi les plus exposées. L’ampleur des obligations souveraines détenues par les banques de la région constitue également un facteur de risque supplémentaire.

La plupart des pays du continent courent en effet un risque important d’élévation des températures, de stress hydrique et de transition vers une économie bas-carbone qui pourrait entraîner une dépréciation massive d’un certain type d’actifs.

Source: Agence Ecofin