Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale : relever le défi du positionnement face à la concurrence

27 nov 2019 | Agence Ecofin

La bourse unifiée de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) doit désormais affronter le défi de son positionnement face à la concurrence, maintenant qu'elle est complètement lancée. Quelques mois après son démarrage, on a senti peu de dynamisme autour de l'institution financière. 

Intervenant dans une conférence de presse, début novembre, son premier directeur général, Jean Claude Ngbwa, a présenté ce qui est donné comme étant le bilan des activités depuis son officialisation.

Entre le 5 juillet et le 3 novembre 2019, 6 893 actions et 936 645 titres de créances avaient été échangés. On a dénombré selon le responsable 48 séances de cotations réalisées, pour 68 transactions effectuées, dont 54 sur le marché des actions et 14 sur celui des obligations. La totalité des valeurs inscrites à la cote est de 17, soit 4 actions et 13 obligations.

On est loin de ce qu'on peut attendre d'un marché financier moteur du financement de l'économie ; ce qui est l'objectif assigné à la BVMAC. A titre de comparaison, le Malawi Stock Exchange qui est l'une des plus petites bourses d'Afrique a connu un échange d'un peu plus de 5 millions de titres.

Les raisons de ce démarrage poussif sont multiples, selon Roger Owono Mba, ministre gabonais de l’Economie et des Finances. « On a la culture de nos agents économiques qui peinent encore à voir dans la bourse, un moyen de financer les activités. Aujourd’hui, on pense d’abord à la banque pour avoir son financement. Il faudra donc sensibiliser les gens sur le rôle fondamental de la Bourse comme plateforme de financement », a-t-il fait savoir, ajoutant que la nouvelle société de marché est jeune, quoique bénéficiant des années d'expérience de ses prédécesseurs... Lire davantage sur Agence Ecofin

Source: Agence Ecofin