Marchés boursiers

South African stocks

Les marchés organisés des titres de capitaux propres fournissent une plateforme permettant aux entreprises de mobiliser des financements à long terme auprès des investisseurs, par la vente des actions qu’ils détiennent, et créent un environnement favorisant le libre échange de tels instruments par les acheteurs et les vendeurs.

Depuis 1989, le nombre de bourses des valeurs mobilières actives en Afrique subsaharienne est passé de cinq (Afrique du Sud, Zimbabwe, Kenya, Nigeria et Ouganda) à 17 actuellement. Au nombre de ces bourses figurent deux des bourses régionales des valeurs mobilières : la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), en Afrique de l’Ouest, et la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), en Afrique centrale.

Le nombre global des marchés boursiers est certes considérable, mais quelques-uns seulement de ces marchés sont relativement actifs et bien développés. La plupart d’entre eux sont caractérisés par un faible niveau de capitalisation boursière et l’absence de profondeur et de liquidité. Sur bon nombre de marchés, une ou tout juste quelques actions seulement dominent souvent toutes les transactions.

Sur le continent, les activités des marchés boursiers sont dominées par les quatre plus grands marchés boursiers, à savoir : l’Afrique du Sud, avec environ 60 % de toute la capitalisation boursière en Afrique, à hauteur de 312 milliards d’USD ; puis l’Égypte, avec 83 milliards d’USD ; le Maroc, avec 64 milliards d’USD ; et le Nigeria, avec 40 milliards d’USD. Toutes les autres économies combinées se contentent d’une part de tout juste 40 milliards d’USD. À l’exception des bourses du Nigeria et de l’Afrique du Sud, toutes les bourses des valeurs mobilières d’Afrique subsaharienne sont caractérisées par le nombre relativement modeste des sociétés cotées.

Avant la crise financière, l’amélioration des conditions sur le marché et des perspectives de profit amenait un grand nombre d’investisseurs étrangers à s’intéresser à plusieurs marchés boursiers africains. Au-delà de l’Afrique du Sud, de l’Égypte et du Maroc, les investisseurs internationaux s’intéressaient de plus en plus au Kenya, à Maurice, au Nigeria, au Ghana, à la Tunisie et au Botswana, qui figuraient dans le classement des indices boursiers intermédiaires de la MSCI ou de la S&P. En conséquence, les marchés boursiers africains, bien que de taille restreinte, ont amorcé leur croissance, et des financements de plus en plus élevés sont devenus disponibles pour les sociétés africaines. Toutefois, l’éclatement de la crise financière a eu de graves effets sur les bourses africaines des valeurs mobilières et a rapidement inversé la tendance à leur dynamisme, observée antérieurement. Les marchés boursiers africains ont cependant amorcé récemment leur redressement.

À l’avenir, la croissance dépendra dans une large mesure des efforts déployés pour surmonter les contraintes liées au manque d’échelle sur les marchés du continent : les marchés boursiers régionaux ou les marchés interconnectés sont de plus en plus considérés comme un instrument pour relever le défi d’échelle. Les marchés boursiers intégrés pourraient permettre d’augmenter le volume des transactions et de s’attaquer aux problèmes d’échelle et de fragmentation.