Financement de l’infrastructure

washing hands at a water tab

Par financement de l’infrastructure, l’on entend les moyens de financer la création, la maintenance, l’exploitation et l’amélioration des systèmes d’infrastructure matérielle d’un pays : transport, eau, réseaux de communication, et électricité. De tels projets nécessitent des financements à long terme que l’on peut mobiliser par l’émission d’obligations ou par les partenariats public-privé. Toutefois, l’utilisation des obligations pour le financement de l’infrastructure est limitée en Afrique. En outre, la crise économique mondiale a limité les financements émanant des marchés des capitaux internationaux, entraînant des retards indus dans l’exécution, voire l’annulation d’importants projets d’infrastructure à travers le continent.

Certains pays tels que l’Afrique du Sud et le Kenya ont émis des obligations pour le financement de l’infrastructure, et d’autres tels que le Nigeria et l’Ouganda, ont fait part de leur intention d’émettre de telles obligations, ou ont engagé des discussions à cette fin avec les investisseurs.

Au Kenya, la première émission d’obligations pour le financement de l’infrastructure a eu lieu en février 2009 pour appuyer des projets ciblant les routes, l’énergie, l’eau, l’irrigation et l’assainissement. Ces obligations ont été émises avec une garantie souveraine, mais l’on s’attend à ce que les autres émissions soient adossées sur les flux de trésorerie sous-jacents, générés par les projets qu’elles financent.

Au Nigeria, le Gouvernement d’Ogun a récemment fait part de son intention d’avoir accès aux marchés des capitaux, par l’émission d’instruments de créance infranationaux en deux tranches, sous forme d’obligations pour le financement de l’infrastructure. 

En Ouganda, des discussions sont en cours pour l’émission d’une obligation par la National Water and Sewerage Corporation.

Les partenariats public-privé (PPP) offrent une autre option pour le financement de l’infrastructure. Au nombre des principales conditions à remplir au préalable pour garantir le succès d’un PPP figurent un cadre politique clairement défini, un système juridique garantissant l’efficacité et l’exécution des contrats, un plan d’investissement à long terme, et un cadre opérationnel au sein de l’administration pour la gestion appropriée du processus. Les gouvernements africains manifestent un intérêt croissant pour les possibilités offertes par les PPP dans le comblement du déficit de financement actuel de l’infrastructure.