Organismes de placement collectif

a men handing over money to a woman

Un régime de placement collectif, souvent appelé fonds commun de placement, est un moyen pour les investisseurs de mettre en commun leur argent et de participer aux marchés des capitaux, en investissant dans un portefeuille diversifié et géré avec professionnalisme.

L’industrie du placement collectif se trouve à un stade avancé de développement en Afrique du Sud et à Maurice, ce dernier pays étant un centre financier international. Les régimes de placement collectif sont également disponibles pour les investisseurs dans d’autres pays tels que le Botswana, l’Égypte, le Ghana, le Kenya, le Maroc, le Nigeria, l’Ouganda, la Tanzanie, la Tunisie, la Zambie et le Zimbabwe.

Plusieurs formes de structures juridiques sont couramment utilisées pour de tels régimes, les formes les plus courantes étant les sociétés d’investissement à capital variable, les sociétés de placement collectif ou les pools contractuels. Toutefois, ces différentes structures partagent les caractéristiques communes suivantes:

  • Diversification : les fonds réduisent les risques en investissant dans un éventail d’instruments financiers, le niveau minimum requis de diversification étant déterminé par la législation ou la règlementation pertinente;
  • Gestion professionnelle : les ressources mobilisées par les fonds sont investies par une société de gestion spécialisée dans l’analyse des investissements et la gestion des portefeuilles;
  • Transparence : les investisseurs peuvent suivre les rendements et reçoivent, sur une base régulière, des rapports d’étape sur leurs investissements;
  • Facilitation de l’administration : la société chargée de la gestion des fonds prend toutes les décisions et suit toutes les procédures administratives;
  • Évaluation des marchés : les parts ou les unités sont évaluées à la valeur actuelle du marché, à intervalles déterminés, et les rapports d’évaluation sont publiés pour permettre aux investisseurs de suivre régulièrement la valeur de leurs investissements.

Les investisseurs peuvent se désengager d’un fonds de deux manières : si le fonds a un nombre fixe d’actions ou d’unités (cas d’une société d’investissement à capital fixe) et est coté en bourse, les investisseurs peuvent céder leurs unités ou actions sur cette bourse ; ou si le fonds a un nombre illimité d’actions ou d’unités (cas d’une société d’investissement à capital variable), les investisseurs peuvent demander à la société de gestion de racheter leurs unités dans le fonds. De tels rachats se font à intervalles réguliers, souvent sur une base journalière.

La responsabilité de l’agrément et de la régulation des régimes de placement collectif offerts au grand public et des sociétés chargées de leur gestion incombe habituellement à l’autorité chargée de la régulation des titres dans un pays, afin de s’assurer que les intérêts des petits investisseurs sont protégés.

Des lois régissant les régimes de placement collectif ont été adoptées dans plusieurs pays africains, mais la taille de l’industrie est encore d’échelle relativement petite dans la plupart de ces pays.

L’investissement dans les régimes de placement collectif se fait sur une base volontaire et nécessite qu’il y ait un nombre suffisant de citoyens avec une épargne excédentaire pour appuyer un tel investissement. Par ailleurs, en raison des exigences de diversification et de la nécessité de liquidités pour faire face aux entrées et sorties régulières d’argent, les régimes de placement collectif ont besoin de marchés boursiers, obligataires et monétaires relativement hautement développés pour fournir un éventail approprié de titres pouvant être investis. Il est donc plus probable de trouver de tels marchés dans les pays africains plus avancés disposant tant de marchés des capitaux développés que de niveaux de revenu plus élevés pour l’épargne discrétionnaire.