Infrastructure financière

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L’infrastructure financière comprend un ensemble d’institutions des marchés, de réseaux et d’infrastructure matérielle partagée, qui favorisent l’accroissement de l’efficacité des opérations des intermédiaires financiers, l’échange d’informations et de données, et le règlement des paiements entre les acteurs participant aux marchés de gros et de détail. Une infrastructure financière sûre et efficace concourt à la stabilité financière et est un impératif pour le succès des opérations des marchés financiers intégrés modernes.

L’infrastructure financière comprend globalement les registres des garanties, les agences de notation du crédit, les cotes de crédit, et les systèmes de paiement et règlement.

Les registres des garanties fournissent aux emprunteurs un outil permettant d’utiliser leurs actifs mobiliers comme garanties des prêts. Ils permettent aux prêteurs potentiels d’évaluer leur rang dans l’ordre de priorité des réclamations au titre de tels actifs.

Les agences de notation du crédit permettent aux prêteurs d’évaluer la solvabilité en fournissant des informations sur les antécédents de crédit d’un emprunteur. Elles permettent également aux emprunteurs de s’établir une réputation dans la performance en matière de crédit ou une «cote de solvabilité». 

Les agences de notation du crédit fournissent des évaluations prospectives indépendantes sur la solvabilité des entités émettrices.

Les systèmes des paiements, c’est-à-dire l’ensemble des règles et procédures et l’infrastructure des réseaux nécessaires pour les transferts d’argent entre deux ou plusieurs institutions financières et leurs clients, jouent un rôle clé dans le fonctionnement des marchés financiers, par le maintien et la promotion de la stabilité financière, et la facilitation du développement de l’économie.

L’infrastructure financière en Afrique se trouve en général aux stades initiaux de développement. Les agences de crédit, les registres des garanties et les systèmes de notation du crédit commencent tout juste à se développer dans plusieurs pays africains. Sur une base comparative interrégionale, l’Afrique subsaharienne a les systèmes de paiement et de règlement les moins développés, bon nombre d’économies étant encore essentiellement monétaires et plusieurs pays recourant encore au traitement manuel des chèques et aux chambres de compensation.