Micro-assurance

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La micro-assurance fournit aux populations à faibles revenus une protection contre certains risques. L'association internationale des contrôleurs d'assurance (IAIS) définit la micro-assurance comme " une assurance destinée aux populations à faibles revenus, proposée par un grand nombre d'acteurs différents mais régie par les usages en cours en matière d'assurance ".

La maladie et la mort sont les inquiétudes principales pour nombre de personnes qui contractent des polices de micro-assurance en Afrique, bien que comme les assurances ordinaires, les contrats proposés couvrent la perte de biens lors d'incendie ou de vol, les pertes de récoltes ou les catastrophes naturelles.

La micro-assurance permet de gérer certains risques et fournit un certain confort aux ménages à faibles revenus, qui sont souvent plus vulnérables à ces accidents tout en étant incapables de dégager suffisamment de ressources pour pouvoir y faire face. Les moteurs d'une micro-assurance qui réduit la vulnérabilité des personnes à faibles revenus sont une couverture adaptée, des produits simples, des primes raisonnables, des circuits de distribution adaptés et des moyens de d'indemnisation efficaces.

La taille de ce marché en Afrique a de quoi attirer les assureurs en matière d'assurance vie, d'assurance maladie et de couverture des biens. Toutefois, les faibles montants assurés ne rapportent que de faibles primes et pour pouvoir être rentables, les contrats doivent être efficaces, peu coûteux et sur une échelle suffisante.

La couverture par micro-assurance en Afrique a énormément augmenté ces dernières années. L'enquête 2012 sur la micro-assurance en Afrique a dénombré 44,4 millions de personnes et de biens assurés dans 39 pays, ce qui représente une croissance de plus de 200 % entre 2008 et 2012. Cependant, malgré cette croissance de la couverture, ce marché reste dominé par l'assurance vie qui est le moteur principal de la croissance sur le continent Africain, alors que l'assurance santé, accident et les instruments d'assurance agricole restent minoritaires.

Au niveau régional, le sud et l'est de l'Afrique comportent le plus de personnes et de biens couverts. En comparaison avec 2008, le nord et l'ouest de l'Afrique, qui sont traditionnellement les régions les moins bien assurées, ont subi la plus forte croissance pour les produits d'assurance vie et d'assurance accident. Les chiffres récents indiquent une faible croissance pour l'assurance-vie sur crédit et l'assurance maladie dans toutes les régions, ce qui confirme les difficultés de ce secteur.

En ce qui concerne les circuits de distribution, les mutuelles africaines (y compris les organismes communautaires) semblent être toujours les meilleurs distributeurs de micro-assurance . Les opérateurs de téléphonie mobile (OTM) constituent également un circuit passif de distribution qui s'est montré très efficace. Les OTM peuvent permettre aux assureurs de contacter des consommateurs potentiels pour des contrats à faibles primes, avec un effet de levier par rapport aux réseaux physiques et virtuels existants, en permettant d'atteindre un nombre important de clients pour un coût plutôt bas.

L'un des obstacles principaux pour l'entrée dans la micro-assurance reste l'analphabétisme financier. Parmi les autres défis, on compte le cadre juridique qui favorise encore les grandes entreprises qui peuvent présenter le capital minimum et dépasser les exigences en termes d'actifs, ainsi que le manque d'adaptation entre les produits proposés et les besoins de ces types de population, ainsi qu'une grande part d'assurance-vie sur crédit, destinée à protéger plutôt le prêteur en cas de décès de l'emprunteur.