L' assurance

African woman holding bank notes in her hand

L'assurance désigne une promesse d'indemnisation en cas de perte d'un objet, en échange d'un paiement régulier. Elle a pour objet de proposer une mesure de protection financière et une solution de gestion du risque aux particuliers et aux entreprises. Il existe deux grands types d'assurance :

  • L'assurance dommages, pour les biens et les blessés, qui protège contre les risques du type des dommages aux biens ou des accidents aux personnes ;
  • L'assurance-vie, qui paye un certain montant aux personnes dépendantes à la mort de l'assuré ou qui permet d'économiser de l'argent qui aboutira au versement d'un montant fixe à la date d'échéance de la police, par exemple à une certaine date ou au moment de la prise de la retraite.

Le taux de pénétration de l'assurance reste bas en Afrique. Dans toute l'Afrique, Afrique du Sud exclue, ce taux est d'environ un pour cent. Dans les pays africains, ce secteur en est à des stades de développement divers, il propose des produits assez différents et seuls 7 pays possèdent un taux de pénétration supérieur à 2 pour cent. Cette industrie est dominée par l'assurance dommages et l'assurance-vie n'en est qu'à ses balbutiements. L'assurance-vie est assez sous-développée dans la plupart des pays, d'une part parce qu'il n'existe pas de données fiables sur la mortalité ni la durée de vie mais aussi par manque de spécialistes de ce domaine. L'Afrique du Sud représente 93 pour cent de l'assurance-vie et plus de 50 pour cent de l'assurance dommages de l'Afrique subsaharienne.

Il existe des possibilités de développement considérables aussi bien pour l'assurance dommages que pour l'assurance-vie sur tout ce continent. Les produits qui pourraient être déployés utilement comprennent entre autres l'assurance-santé, la micro-assurance, l'assurance agricole et les autres produits susceptibles d'alléger la pauvreté et de soutenir le petites et moyennes entreprises (PME). L'un des domaines les plus intéressants est l'assurance contre les catastrophes naturelles. Les inondations, les sécheresses, les tremblements de terre et autres événements climatiques ont clairement des conséquences énormes sur les populations affectées et des offres pour y répondre sont en cours de conception pour leur permettre de s'assurer contre ces types d'événements.

L'industrie de l'assurance en Afrique a connu une croissance modérée, en comparaison avec les autres secteurs des services financiers. Les primes d'assurance-vie en Afrique sont tombées de 2,4 % à 47 milliards de dollars en 2010, après une augmentation de 1,7 % en 2009.  L’Afrique du Sud constitue le plus gros marché et représente plus de 90 % des primes au niveau régional. En Égypte, troisième marché du continent, les primes ont fondu de 18 %. Les compagnies d'assurance islamique Takaful ont lancé leurs premières opérations dans plusieurs pays africains dans l'espoir d'attirer la population musulmane.

Il existe très peu de chiffres sur le secteur de l'assurance dommages. Swiss Re nous indique que les primes d'assurance dommages en Afrique ont augmenté de 4,1 % pour atteindre 19 milliards de dollars, ce qui constitue une augmentation de 3,8 % par rapport à 2009, et l'Afrique du Sud, qui est le plus gros marché et qui représente la moitié du volume régional des assurances dommages, affiche une croissance de 4,2 %.

La réassurance est une assurance proposée par des assureurs (appelés ré-assureurs) à d'autres assureurs pour limiter la perte maximum qui serait occasionnée à ces derniers en cas de sinistre.

Selon SwissRe, le marché africain de la ré-assurance représentait en 2011 à peine 0,8 % des parts mondiales en primes directes, contre 2,8 % pour l'Amérique Latine et 10,7 % pour les marchés émergents et son poids est de 6,4 milliards de dollars contre 21,9 milliards pour l'Amérique Latine et 83,7 milliards pour les marchés émergents.

L'industrie de l'assurance en Afrique est encore confrontée à des défis importants, dont certains touchent particulièrement l'industrie de la réassurance. Les industries africaines de la réassurance et de l'assurance sont énormément liées aux tendances mondiales, lesquelles font face à des nombres de déclarations de sinistres élevés, du fait du vieillissement des infrastructures, qui dépendent largement des importations et donc de devises fortes pour leur remplacement, qui manquent de main d’œuvre qualifiée et qui sont exploitées dans des cadres juridiques inefficaces et mal respectés.

Centre de Ressources

Consultative Group to Assist the Poor (CGAP) (En Anglais)
CGAP est un centre de recherches indépendant qui se consacre a développer l'accès à la finance pour les plus pauvres. Il est soutenu par plus de 30 agences de développement et fondations privées qui partagent une volontée commune de réduire la pauvreté.